JULIUS KATCHEN

Le Météor

SES ALBUMS INÉDITS

Bande No. 1

Bande No. 1

JULIUS KATCHEN

The Unreleased Studio Recordings

C'est dans les archives de la radio de Berlin que The Lost Recordings retrouve ces enregistrements e studio inédits, réalisés dans la désormais célèbre Saal 3 de la rue Kaiserdamm. Julius Katchen, enfant prodige puis artiste complet, disparu à seulement 42 ans, nous offre ici un programme aussi virtuose que poétique autour de Brahms, Mendelssohn et Liszt.

JULIUS KATCHEN

THE UNRELEASED STUDIO RECORDINGS

JULIUS KATCHEN

THE UNRELEASED STUDIO RECORDINGS

L'Histoire de cette découverte

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LES FORMATS DE CETTE DÉCOUVERTE


Le Journal du Dimanche

"Les restaurations de The Lost Recordings sont dignes de celles consacrées aux toiles de Maîtres"

Livré à partir du 03/04/26 DOUBLE VINYLE JULIUS KATCHEN THE UNRELEASED STUDIO RECORDINGS 68€

Jeunesse et talent précoce

Julius Katchen est né le 15 août 1926 à Long Branch, dans le New Jersey, au sein d’une famille d’immigrants russo-juifs profondément attachée à la culture et à la musique. Sa grand-mère maternelle, professeure de piano, reconnut très tôt son don et lui donna ses premières leçons. À l’âge de dix ans, Katchen fit ses débuts officiels en interprétant le Concerto en ré majeur K. 488 de Mozart avec l’Orchestre de Philadelphie sous la direction d’Eugene Ormandy. Son aisance extraordinaire et son instinct musical naturel le désignèrent immédiatement comme un véritable enfant prodige.


À onze ans, il joua pour Franklin Delano Roosevelt à la Maison-Blanche, un événement qui devint le symbole de sa renommée nationale précoce. Toutefois, cette précocité n'empêcha pas Katchen de devenir un artiste accompli.


Un Américain à Paris

Katchen entra à Haverford College à l’âge exceptionnellement jeune de quatorze ans, où il étudia la philosophie. Cette formation intellectuelle conféra à ses interprétations une profondeur philosophique et une clarté analytique qui devinrent sa marque distinctive. Diplômé à dix-huit ans, il envisagea brièvement une carrière universitaire avant de décider de se consacrer entièrement à la musique.


En 1946, il voyagea pour la première fois en Europe et y trouva presque immédiatement une patrie artistique. Ses débuts européens eurent lieu à Paris, et l’accueil fut si enthousiaste qu’il décida de s’installer définitivement en France. Depuis Paris, Katchen mena une vaste carrière à travers le continent, se produisant avec les plus grands orchestres et chefs d’orchestre.

Rayonnement Européen

La période européenne de Katchen fut marquée par un partenariat exceptionnel avec le label Decca, qui le signa à la fin des années 1940. Cette collaboration donna naissance à certaines des plus importantes gravures de l’après-guerre et aboutit notamment à son enregistrement monumental de l’intégrale des œuvres pour piano seul de Johannes Brahms, entrepris entre 1961 et 1969.

Le jeu de Katchen était admiré pour l’alliance de puissance physique, de clarté structurelle et de profond lyrisme. Ses mains pouvaient produire une sonorité presque orchestrale, sans jamais perdre le souci du détail. Il devint une figure appréciée des grands festivals européens, notamment à Édimbourg, Salzbourg et Lucerne.

Il s’investit également largement dans la musique de chambre, jouant avec des artistes tels que Josef Suk et Jan Panenka, et participant à des enregistrements des quatuors et du quintette avec piano de Brahms. Son activité chambriste révélait une dimension collégiale, loin de l’image du virtuose isolé.

Un Héritage d’Excellence

Alicia de Larrocha enregistre abondamment et reçoit de nombreuses distinctions, dont quatre Grammy Awards et le Prix Prince des Asturies pour les Arts. Elle joue aux côtés des plus grands orchestres et chefs d’orchestre, consolidant ainsi sa réputation comme l’une des plus grandes pianistes du XXe siècle.


En parallèle de sa carrière de concertiste, elle se consacre également à l’enseignement et dirige l’Académie Marshall à Barcelone, perpétuant ainsi la tradition transmise par son maître.

Répertoire et Singularité

Ses interprétations des Concertos pour piano de Brahms (avec Pierre Monteux pour le n° 2, et István Kertész pour le n° 1) demeurent des versions de référence. Il enregistra également des concertos de Mozart, des œuvres de Chopin ainsi que des pages du début du XXe siècle, mais sa réputation s’est fondée sur son autorité brahmsienne — une qualité que peu de pianistes ont égalée depuis.

Foudrayé en pleine ascension

Tragiquement, alors que sa carrière était à son apogée, Katchen fut diagnostiqué d’un cancer à la fin des années 1960. Il affronta la maladie avec détermination, continuant à se produire et à enregistrer tout en suivant un traitement. Son dernier récital public eut lieu à Londres en 1968, avec un programme consacré à Brahms et Schumann — un adieu symbolique aux compositeurs les plus proches de son cœur.


Julius Katchen s’éteignit le 29 avril 1969, à seulement quarante-deux ans. Sa disparition fut un choc pour le monde musical, qui pleura à la fois un pianiste exceptionnel et un homme généreux ayant enrichi la vie musicale partout où il s’était produit. Aujourd’hui encore, son intégrale Brahms demeure une pierre angulaire de la discographie et témoigne de ce qu’il aurait pu accomplir s’il avait vécu plus longtemps.


L’art de Katchen continue d’être célébré. Les rééditions Decca de son intégrale Brahms, ainsi que ses collaborations en musique de chambre, ont permis à de nouvelles générations de découvrir son talent. Sa réputation repose sur le sentiment qu’il apportait intégrité, passion et intelligence à tout ce qu’il interprétait — un pianiste réunissant l’âme d’un poète et l’endurance d’un virtuose.

"Il y a une relation si intime entre Brahms et ses dernières oeuvres pour piano que celui qui sait les écouter se sent presque de trop"

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