Amsterdam
Mai 2016
Amsterdam,
Là où tout a véritablement commencé
Les Joyaux Néerlandais
Bande No. 1
Bande No. 1
SARAH VAUGHAN
LIVE AT LAREN JAZZ FESTIVAL 1975
Première publication de ce concert inédit. 5 août 1975: Sarah Vaughan est choisie pour ouvrir le célèbre Festival de Jazz à Laren, un petit village près d’Amsterdam. Elle se faufile parmi ses musiciens dont Bob Magnusson, Jimmy Cobb, le batteur de Miles Davis, et Carl Schroeder, son pianiste qui l'accompagne depuis plus de 20 ans. À 51 ans, non seulement la “Divine“ utilise toute la tessiture de sa voix pour voguer des graves les plus rugueux aux aigus les plus scintillants mais elle sourit, agrippe la moindre émotion, cherche la communion avec chaque spectateur comme s'il était unique, comme si elle ne chantait que pour lui.
Bande No. 2
Bande No. 2
THELONIOUS MONK
LIVE IN ROTTERDAM 1967
Quand il monte sur la scène du Club Doelen le 28 octobre 1967 à Rotterdam, Thelonious Monk vient juste d’avoir 50 ans. 15 ans plus tard, il disparaîtra de la vie musicale, réfugié les 6 dernières années de sa vie, à New York, chez Pannonica de Koenigswater, sans plus jamais toucher le piano. Encadré des deux « classiques » « Ruby, My Dear » et « Blue Monk », il anime durant plus d’une heure et 20 minutes le quartet de ses 3 complices, Charlie Rouse, Larry Gales, Ben Riley et de leurs invités. La basse de Larry Gales surgit comme d’une boite à la fin de « Hackensack », les cuivres s’emballent au milieu de « We See » ; ils se répondent en tourbillonnant dans le vertigineux « Oska ». Et au milieu du concert, moment solo sur « Don’t Blame Me » : Tout apparaît contrasté, tordu, oblique, chaque note paraissant s’étonner de la précédente...
Bande No. 3
Bande No. 3
ART BLAKEY
LIVE IN SCHEVENINGEN 1958
En ce soir du 29 novembre 1958, sur la scène du Kurhaus de Scheveningen, au moment où Art Blakey s’empare du micro pour dire «I would like to take a moment and say good evening on behalf of the Jazz Messengers and myself», chacun sait qu’il vit un moment historique. Le pianiste Bobby Timmons vient de créer l’iconique «Moanin’» et le saxophoniste Benny Golson le fameux «Along Came Betty», que les Jazz Messengers mêlent avec des compositions de leurs illustres comparses, Thelonious Monk, Charlie Parker et Dizzy Gillespie. L’essence du jazz mondial est sur scène, et reprise sur cette édition oubliée jusqu’à aujourd’hui.
Bande No. 4
Bande No. 4
DAVE BRUBECK QUARTET
LIVE AT THE KURHAUS 1967
Lors de l’un de leur dernier concert en 1967, jusque-là inédit, le Dave Brubeck Quartet a déjà 16 ans d’existence, à peu de choses près dans la même formation. C’est dire combien tous les quatre se connaissent ! C’est au Black Hawk night club de San Francisco que Dave et Paul font leurs débuts. Leur marque de fabrique : casser les barrières raciales contre lesquelles ils vont se battre sans retenue, même dans la période la plus extrême du maccarthysme, et rendre accessible le jazz au plus grand nombre, en s’employant à revisiter ballades, chansons populaires ou de grands thèmes de la musique classique. Mais surtout, ils développent une variété quasi infinie de rythmiques complexes. À Scheveningen, dans la soirée du 24 octobre 1967, le Dave Brubeck Quartet incarnait bien plus qu’une formation de jazz. Il était l’ambassadeur en Europe de la musique américaine.
Bande No. 1
Bande No. 1
ELLA FITZGERALD
LIVE AT THE CONCERTGEBOUW 1961
Le 10 Février 1961 au Concertgebouw d’Amsterdam, Ella Fitzgerald se retrouve à nouveau devant une salle comble. À la suite d’une présentation sobre des musiciens par Norman Granz, Ella Fitzgerald entre en scène. Avec la fraîcheur de l’éternelle petite fille légèrement impertinente, elle se propulse d’une note dans le rythme de “Too Close for Comfort”. La voix se pose, elle tient son public par la main, doucement, sûrement. Ella s’installe sur scène comme dans son salon. Elle y accueille chaque spectateur tel un invité privilégié. Chaque morceau est une coupe de champagne qu’elle offre avec grâce. Tantôt mélancolique, tantôt farceuse, la plupart du temps rieuse, dynamique et entraînante. “Hilariously inventive Ella!” Comme le répétait Bing Crosby : "Man, woman or child, Ella is the greatest of them all”.
Bande No. 6
Bande No. 6
OSCAR PETERSON TRIO
LIVE AT THE CONCERTGEBOUW 1961
Il est 21h en ce 10 février 1961, lorsque Norman Granz monte sur la scène du Concertgebouw d’Amsterdam pour présenter l’un des concerts les plus sensationnels du Oscar Peterson Trio. Norman Granz est le plus grand impésario et producteur de l’histoire du Jazz. Dans les coulisses, son poulain, celui qu’il découvre par hasard un soir de 1949 sur la radio d’un taxi de Montréal, celui qu’il va mener au sommet des pianistes. Celui qu’il présente ce soir là comme « l’Ineffable ». On peut dire que Peterson joue 100 notes lorsque d’autres en jouent 10 mais cette virtuosité n’a rien de dérangeant lorsqu’elle est aussi parfaitement mise au service de la musique. La fluidité des premières notes de l’introduction donne le ton d’un concert exceptionnel… Il s'agit de la première publication de cet enregistrement.
Bande No. 7
Bande No. 7
BILL EVANS TRIO
LIVE AT HILVERSUM 1968
Quel est cet homme qui pénètre discrètement dans le petit studio de VARA à Hilversum le 22 juin 1968 ? Bill Evans. Il a la silhouette de Yves Saint-Laurent, mince, et cette même attitude du « Faites comme si je n’étais pas là ». Souriants, à sa suite, le batteur Porto Ricain Jack Dejohnette et le bassiste Eddie Gomez, son compagnon de tournée incontournable depuis quelques années. Il y a un mois, ils ont remporté un historique Grammy Award pour leur enregistrement à Montreux, forme de sacre pour Bill Evans qui le confirme au firmament de son art. Evans sait comme nul autre donner de vraies couleurs à la vie. Musicien hors de toute catégorie, de toute caste, chacun ressent qu’il est ce couturier de génie du jazz auquel une génération de pianistes vouera respect et admiration. Il s'agit de la première publication de cet enregistrement historique.
Bande No. 8
Bande No. 8
EMIL GILELS
THE UNRELEASED RECITALS AT THE CONCERTGEBOUW
"En juin 2017, alors que je dois me produire à Moscou, je fais la connaissance de Kirill Gilels, petit-fils du célèbre pianiste Emil Gilels. Il a écouté ce que peut accomplir notre procédé de restauration Phoenix Mastering et nous confie une liste des années et des lieux des enregistrements inédits de son grand-père. À Berlin, Moscou, Saint-Pétersbourg, nous découvrons un patrimoine qui nous émerveille par la qualité et la constance du jeu pianistique d’Emil Gilels. Nous faisons sans aucun doute face à l'un des plus grands musiciens du XXème siècle. C’est finalement à Amsterdam, grâce à la détermination de Piet Tullenaar, que nous réussissons à extraire cinq récitals que le pianiste donne entre 1975 et 1980 au Concertgebouw et dont tous avaient oublié l’existence. Alors que nous auditionnons les bandes une par une dans le studio qui nous est alloué, ni Piet Tullenaar, ni Michel Navarra, ni moi-même n’échangeons un mot. Quelle beauté !" Frédéric D'ORIA-NICOLAS
Bande No. 9
Bande No. 9
DIZZY GILLESPIE
LIVE AT SINGER CONCERT HALL 1973
Le 25 août 1973 Dizzy Gillespie vient au devant du public néerlandais à Laren. Fidèle à lui-même, il présente ses musiciens dans une humeur espiègle et généreuse puis se lance tonitruant dans un tempo Caribéen qui durera 19 minutes ! Puis, d’une voix profonde, Dizzy évoque son ami Martin Luther King. Il lui dédie “Brother K”, ballade tendre ponctuée d’éclairs d’orage et de colère. En guise de conclusion Dizzy invoque ses racines: “The Blues”, où il délaisse sa trompette pour lâcher toute la force et la chaleur de sa voix. Les musiciens se retirent sur un thème étonnement léger. On part comme on arrive, sur la pointe des pieds. On laisse toutefois planer une certitude : “Yes Dizzy, you made it”.
Bande No. 10
Bande No. 10
BLOSSOM DEARIE
THE LOST SESSIONS FROM THE NETHERLANDS
Parmi les grands moments de la carrière de Blossom Dearie, chanteuse et pianiste exceptionnelle, figurent les concerts donnés et enregistrés aux Pays-Bas entre 1968 et 1989 et dont nous avons ici un reflet fidèle, grâce en particulier à une belle prise de son. Elle y domine tous les formats instrumentaux, du solo au grand Metropole Orchestra, et tous les répertoires, de la chanson de film «Raindrops Keep Falling On My Head» qu'elle magnifie, jusqu'au «Both Sides Now» de Joni Mitchell qu'elle renouvelle avec intelligence, en passant par un chef-d’œuvre dont on lui doit la musique, «Winchester in Apple Blossom Time». Sans oublier ses autres œuvres personnelles, ainsi que «Bring All Your Love Along» dont nous entendons ici la première version enregistrée. Sublime adieu de Blossom, éternel printemps, en forme de délicate révérence.
Bande No. 11
Bande No. 11
DAVE BRUBECK QUARTET
DEBUT IN THE NETHERLANDS 1958
C’est encouragé par le Département d’Etat américain que le DBQ – fraîchement rejoint par Joe Morello et Eugene Wright – entame une immense tournée sur le sol Européen. Le 26 février 1958 marquera leur premier concert aux Pays-Bas, dans la salle mythique du Concertgebouw d’Amsterdam, habituellement consacrée aux concerts classiques. Ils sont devancés par une aura étourdissante construite depuis la collaboration entre Dave Brubeck et Paul Desmond en 1951. Dave Brubeck fera la une du Time magazine en 1954. On dit que Duke Ellington aurait frappé à la porte de sa chambre d'hôtel pour le féliciter et que Dave Brubeck lui aurait répondu : "Cela aurait dû être vous." Il lui dédira un de ses plus fameux morceaux, « the Duke », qui figure dans cet album.
Amsterdam,
Là où tout a véritablement commencé
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Jod de Haas, ingénieur du son à Hilversum nous aide à peaufiner les derniers réglages
Sarah Vaughan à Laren en 1975 !
Le chercheur et notre ami, l'irremplaçable Piet Tullenaar !
Michel Navarra et Piet Tullenaar trinquent aux prochaines sorites !
Arrivée au centre d'archives néerlandais d'Hilversum
La couleur si typique des Pays-Bas !
Les bandes ont été préparées...
Notre matériel est enfin installé !