LEONID KOGAN

Le masque et la flamme

SES ALBUMS INÉDITS

Bande No. 1

Bande No. 1

Leonid Kogan

THE UNRELEASED GERMAN RECORDINGS VOL. I

Retrouvées dans les archives de la radio est-allemande, ces bandes restées inédites pendant plus de soixante-dix ans réunissent deux concerts — le Concerto en sol mineur de Vivaldi capté à Leipzig en 1968 sous la direction d'Herbert Kegel, et le Concerto KV 216 de Mozart à Berlin en 1953 avec Hermann Abendroth, plus ancien témoignage de Kogan dans cette œuvre — ainsi qu'une extraordinaire session de studio de novembre 1953 avec Andrei Mytnik au piano. Pureté de la sonorité, raffinement de l'archet, élégance du vibrato : ces pièces de Schubert, Haendel, Brahms, Debussy, Chostakovitch, Karayev, Prokofiev et Tchaïkovski résonnent comme un hommage à son idole, Jascha Heifetz. Plusieurs de ces œuvres apparaissent pour la toute première fois dans la discographie de Leonid Kogan.

LEONID KOGAN

The Unreleased German Recordings Vol. I

LEONID KOGAN

The Unreleased German Recordings Vol. I

L'histoire de cette découverte

"La profondeur du jeu et la sonorité véritablement unique de Leonid Kogan me fascinent depuis l'adolescence. C'est donc une émotion particulière qui m'envahit lorsque son nom apparaît sur les bandes des archives de Potsdam. La première que j'ai la chance d'écouter est celle du Prélude à l'après-midi d'un Faune de Debussy, datant de 1953. Un chef-d’œuvre absolu. Je brûle alors d'impatience d'écouter les autres. Toutes sont saisissantes de beauté, de maîtrise, extraordinairement captées et parfaitement conservées.

Ce premier volume présente ces trésors totalement inédits mais également des œuvres qui apparaissent pour la toute première fois dans la discographie de Leonid Kogan. Un album inestimable qui marque ainsi l'histoire de cette légende du violon."

Frédéric D'ORIA-NICOLAS
Chercheur de trésors musicaux

LES FORMATS DE CETTE DÉCOUVERTE


Le Journal du Dimanche

"Les restaurations de The Lost Recordings sont dignes de celles consacrées aux toiles de Maîtres"

Un enfant d'Ekaterinoslav

Leonid Kogan naît le 14 novembre 1924 à Ekaterinoslav — aujourd’hui Dnipro, en Ukraine —, dans une famille juive. Son père, photographe, joue un peu de violon ; l’instrument ne quittera plus l’enfant, jusqu’à reposer chaque nuit près de son lit. Formé d’abord par Philip Yampolsky, disciple du légendaire Leopold Auer, il rejoint à neuf ans l’École centrale de musique de Moscou dans la classe d’Abram Yampolsky, qui l’accueille chez lui, lui trouve un violon et restera son maître pendant dix-huit ans, jusqu’au Conservatoire.

« Envoyer et vaincre »

En 1941, Kogan fait ses débuts dans le Concerto de Brahms, puis sillonne une Union soviétique meurtrie par la guerre, de Leningrad jusqu’à Oulan-Bator. En 1949, il devient le premier violoniste à jouer les 24 Caprices de Paganini en une seule soirée. Deux ans plus tard, la Reine Élisabeth de Belgique obtient de Staline la participation des Soviétiques au concours qui porte désormais son nom ; la consigne du Kremlin tient en trois mots : « Envoyer et vaincre ». David Oïstrakh, consulté, désigne Kogan. Rappelé en hâte d’une tournée sur la Volga, il triomphe à Bruxelles en 1951 avec le premier Concerto de Paganini et s’impose sur les scènes du monde entier.

Le masque et la flamme

Pureté de la sonorité, raffinement de l’archet, legato souverain, vibrato d’une extrême élégance : le jeu de Kogan évoque celui d’un seul autre violoniste, Jascha Heifetz, qu’il avait entendu enfant lors de son unique tournée soviétique en 1934 — « C’était pour moi l’artiste idéal ». Derrière l’apparente impassibilité de ce masque de fer qu’il semblait revêtir en scène brûlait une flamme intense. Pédagogue au Conservatoire de Moscou, il mène une carrière internationale jusqu’à sa disparition prématurée en 1982, laissant l’image de l’un des plus grands violonistes du XXe siècle.

« Cher Kogan, votre violon et votre musique sont si souvent présents dans mes tableaux… »
— Marc Chagall

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